Tous les golfeurs connaissent l'adage « le drive, c'est le spectacle, le putt, c'est l'argent », mais ce que beaucoup ignorent, c'est que ce dicton n'est pas tout à fait exact. Les golfeurs professionnels sont certes d'excellents putters, mais ce n'est pas ce qui fait d'eux les meilleurs au monde.
Mark Broadie, le parrain des statistiques avancées au golf, le répète depuis des années. En 2014, lors de la conférence Sloan Sports Analytics, il déclarait : « On ne joue pas au drive pour le spectacle et au putting pour l’argent. C’est le jeu long qui compte vraiment. Le jeu long est ce qui distingue le mieux les meilleurs golfeurs professionnels des golfeurs professionnels moyens. Il explique environ les deux tiers du score. »
Aller jusqu'au bout
Imaginez la situation suivante : si vous étiez un golfeur de haut niveau affrontant un amateur, préféreriez-vous jouer un trou de 50 mètres ou de 500 mètres ? Vous opteriez sans aucun doute pour un trou de 500 mètres, car cela vous donnerait une meilleure chance de mettre en valeur votre talent.

Autrement dit, le vainqueur de chaque semaine est souvent celui qui , parmi les meilleurs frappeurs de balle, réussit le mieux ses putts.
Le putting joue un rôle important au golf, mais les données indiquent que la compétence la plus importante à développer est la frappe de balle d'élite. Cette tendance encourage certains des jeunes golfeurs les plus talentueux au monde.
Les talents de la prochaine génération du golf
Un article écrit par Sean Martin du PGA TOUR suggérait que l'une des raisons du succès précoce des jeunes golfeurs dans le golf professionnel est qu'ils ont su tirer parti de la technologie, notamment en utilisant les statistiques pour identifier leurs faiblesses et optimiser la frappe de balle.

Qu'il s'agisse de la puissance de frappe de Matt Wolff ou du jeu de fers exceptionnel de Collin Morikawa, les meilleurs jeunes joueurs sont déjà au sommet de leur art là où ça compte le plus.

Comprendre les forces du jeu
L'une des principales raisons pour lesquelles tant de jeunes golfeurs sont prêts pour le circuit professionnel est qu'ils maîtrisent bien mieux leur jeu que leurs pairs d'il y a dix ans. Webb Simpson, aujourd'hui âgé de 34 ans, déclare :
« Ce que vous deviez découvrir par vous-même prenait tellement plus de temps. Maintenant, on a tellement d'informations à portée de main… C'est l'une des principales raisons pour lesquelles les joueurs progressent beaucoup plus vite et arrivent sur le terrain prêts à gagner. Ils comprennent leur jeu mieux que je ne le faisais, même à la sortie de l'université. Si vous m'aviez demandé à l'époque : « Quels sont mes points forts ? », j'aurais probablement bafouillé. Mais maintenant, les joueurs peuvent vous dire, statistiques à l'appui, ce qui fait leur force. »
- Webb Simpson, vainqueur de l'US Open 2012 et du Players Championship 2018
Développer la puissance de son swing grâce à la technologie du golf
La technologie et les statistiques peuvent aider à comprendre comment un golfeur doit s'entraîner, mais rien ne remplace le travail acharné. En fin de compte, pour devenir un excellent frappeur de balle, un golfeur doit développer trois qualités :
1. Maximiser la distance
La capacité à frapper la balle loin est l'une des compétences les plus recherchées au golf. La distance n'offre pas seulement un motif de fierté ; elle procure un avantage considérable au score. Comme l'explique le Dr Sasho MacKenzie, conseiller chez Rapsodo, s'entraîner à la vitesse avec un moniteur de lancement permet non seulement d'affiner ses intentions, mais aussi de confirmer l'efficacité de ses efforts.
« Les golfeurs tirent profit de ce retour d'information. Même s'ils modifient leur technique, ils peuvent associer ce changement à un gain de vitesse. Qu'il s'agisse de relâcher leur prise ou d'accentuer leur rotation, ils constatent immédiatement les résultats et savent que ce mouvement a permis d'accélérer leur swing. L'entraînement est essentiel, mais pouvoir obtenir un retour d'information sur les modifications mécaniques grâce à un appareil comme le moniteur de lancement mobile Rapsodo est inestimable. »
— Dr Sasho MacKenzie, conseiller de Rapsodo
2. Gestion de la distance
Frapper la balle plus loin, c'est bien, sauf si ce n'est pas l'objectif. Envoyer un pitching wedge à 140 mètres alors qu'on vise seulement 130 mètres peut vous coûter un coup. En matière de clubs pour scorer, les amateurs ont non seulement des difficultés avec la dispersion, mais aussi avec le contrôle de la distance. Plus précisément, ils surestiment souvent leur distance et finissent par manquer leurs coups. Un outil comme MLM aidera les golfeurs à comprendre leurs distances moyennes RÉELLES, facilitant ainsi le choix des clubs et augmentant leurs chances de scorer.
Une étude publiée par Today's Golfer suggère que les golfeurs ratent rarement les longs coups. Ils ne ratent les longs coups que dans 5 % des cas, quel que soit leur handicap. Un golfeur jouant avec un handicap de bogey rate les courts coups dans 41 % des cas et les longs coups dans seulement 5 % des cas.
3. Contrôler la trajectoire de la balle
Maîtriser la trajectoire de la balle ne se limite pas à limiter la dispersion, mais englobe également le contrôle de la courbe et de la trajectoire. Une frappe et une trajectoire de lancement fiables caractérisent les frappeurs les plus efficaces au monde. S'entraîner à maîtriser ces aspects est la clé d'un entraînement performant.
Le facteur le plus important pour maîtriser la trajectoire de la balle est la conscience de la face du club et de son interaction avec la trajectoire du club. Comme l'explique Mike Malaska, conseiller chez Rapsodo : « Si vous maîtrisez la face de votre club, vous maîtrisez votre jeu. »
Voici un exercice qu'il a créé et qui peut vous aider :
J'espère que cet article n'aura pas pour conséquence de condamner des putters à prendre la poussière, mais plutôt de permettre une pratique plus ciblée. Le golf reste le même qu'il y a 30 ans, mais grâce notamment à la technologie, la voie du progrès est bien plus claire.